Vous savez probablement que les chiens ont un incroyable odorat. Mais savez-vous que certains sont capables de détecter le cancer ? Ce pouvoir inspire des chercheurs, au point que certains essayent de créer un “nez artificiel” pour détecter le cancer et d’autres maladies dans notre souffle.

Museau d’un chien (Image par 85Miranda de Pixabay)

Le pouvoir extraordinaire des chiens

Tout commence en 1989 : une femme vient consulter un dermatologue à cause d’une attitude très étrange de son chien. En effet, ce dernier reniflait chaque jour une lésion colorée sur sa cuisse et essayait parfois de la mordre sur cette zone uniquement. Après examen, le dermatologue découvre que cette lésion correspondait à un mélanome malin, une forme grave du cancer de la peau. Grâce à son chien, cette tumeur fut détectée à temps et retirée avant de mettre en danger la vie de cette femme. Cette affaire est le premier cas connu de cancer détecté par un chien.

Depuis ce jour, diverses recherches ont démontré que des chiens dressés peuvent détecter des mélanomes en reniflant simplement des lésions cutanées, ou encore le cancer de la prostate dans l’urine des patients. Cette capacité pourrait s’expliquer par la nature d’une cellule cancéreuse : lorsqu’une cellule devient cancéreuse, son métabolisme change et émet des déchets différents de ceux des cellules saines. Pour les chiens, cette différence entrainerait un changement significatif d’odeur, même au stade précoce du cancer.

Mais pourquoi n’avons-nous pas plus de chiens pour détecter les cancers ?

Parce que dresser un chien demande beaucoup de temps et d’énergie pour un résultat incertain. Les chiens ne sont pas des machines : ils peuvent avoir de bonnes ou de mauvaises journées, être fatigués ou faire des erreurs. Et comme les chiens-guides ou les chiens de sauvetage, tous les chiens ne peuvent pas devenir des « nez » professionnels en raison de leur personnalité ou de leurs capacités physiques (ou olfactives dans notre cas). Les chiens peuvent donc beaucoup aider, mais ce n’est pas une solution pérenne.

Quand la science prend le relais

Mais grâce aux nouvelles technologies et à la créativité des chercheurs, de nouveaux dispositifs apparaissent ! Dans différentes parties du monde (Japon, Israël, Royaume-Uni…), différentes équipes travaillent sur des analyseurs de souffle (un peu comme des éthylotests) pour détecter différents cancers, mais aussi d’autres maladies telles que la maladie de Parkinson ou de Crohn, dans l’haleine d’une personne. Leurs analyseurs utilisent les nanotechnologies pour détecter de petits biomarqueurs spécifiques à ces différentes maladies. Une fois totalement au point, ce type d’invention sera un réel avantage pour détecter la maladie plus tôt et pour éviter les techniques invasives comme la biopsie.

Partager sur
1+

Leave a comment

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *