Le Shinkansen est le train à grande vitesse (TGV) du Japon. Apparu dans les années 60, il fut pendant longtemps le train le plus rapide du monde : jusqu’à 405hm/h ! Mais, à cette époque, ce train avait un défaut majeur : le bruit. Sa vitesse était telle que le train déplaçait beaucoup d’air : à l’extérieur, ce déplacement n’était pas très gênant car l’air pouvait s’échapper dans toutes les directions, mais dès que le train passait dans un tunnel, l’air se trouvait brusquement comprimé dans un espace très restreint et se libérait à l’autre bout du tunnel brusquement, ce qui provoquait une explosion sonore. En plus de déranger les riverains, ce bruit intense provoquait une onde de choc qui abimait peu à peu les structures des tunnels.

Image par Robert Balog de Pixabay

Eiji Nakatsu, un ingénieur ferroviaire passionné de biologie, s’est intéressé à ce problème et a trouvé une situation similaire dans la nature : le martin pêcheur. Ce petit oiseau est capable de plonger dans l’eau en faisant très peu d’éclaboussures. Pourtant, il rencontre une très forte résistance lorsqu’il plonge, tout comme notre train qui entre dans un tunnel étroit. Mais si le martin pêcheur arrive à limiter le déplacement de l’eau dans laquelle il plonge, c’est grâce à… son incroyable bec effilé ! Alors pourquoi ne pas allonger le « bec » du train pour limiter le déplacement de l’air ?

Les ingénieurs ont donc modifié le nez du Shinkansen et ont obtenu des résultats impressionnants : le train est devenu beaucoup plus aérodynamique, davantage économe en énergie et encore plus rapide ! Et les explosions sonores dans les tunnels disparurent totalement.

C’est ainsi qu’un petit oiseau pêcheur révolutionna l’ingénierie ferroviaire japonaise.

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